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Death Breath. [Feat. Andy]

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 Death Breath. [Feat. Andy]

~ LES JOIES DE LA COLOCATION SUR NEIGHBOURDHOOD STRIFES. ~

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Reed Rosenwald
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Je suis à Hamilton depuis le : 07/01/2016 et j'ai déjà échangé : 26 sms. Sur le web, on me connaît sous le pseudo de : Queenette (le retour!) On me dit souvent que je ressemble à : Cailin Russo D'ailleurs, mon avatar est de : effet mer. Dernièrement, j'ai fêté mes : 22 ans. et concernant ma vie amoureuse, : je suis une célibataire endurcie et assumée. Actuellement à l'université, j'étudie : les sciences médicales, spécialisée pédiatrie Pour gagner ma vie, : je garde des enfants, je sers dans un bar, je livre des pizzas, et je fais toutes autres sortes de petits jobs pour gagner de l'argent. Je vis dans le quartier de : Te rapa et arrêtez les clichés, à part quelques voitures qui brûlent, rien à signaler.

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Sujet: Death Breath. [Feat. Andy]
Sam 16 Jan - 20:40

Death breath


Boum, boum, boum.
Son cœur tambourine dans sa poitrine, comme à l'accoutumée. Elle se mord l'intérieur de ses joues et joue avec son pendentif en or accroché finement à son cou parfumé. Elle se déteste de faire ça, encore une fois. Elle a cédé, encore une fois. Cédé à l'adrénaline et à cette foutue addiction du risque. Pourquoi elle fait ça ? Pourquoi elle prend un malin plaisir à mettre sa vie qui ne tient qu'à un fil en danger ? Ses « pourquoi » résonnent dans sa tête, comme une satanée mélodie. Mélodie tragique, vive et émotive, mélodie mélodieuse tout de même. Reed n'a pas peur, Reed s'amuse, Reed est.. débile. Débilement inconsciente de ses frasques. Enfouie très profond en elle, sa petite voix raisonnable lui chuchote « Pars d'ici Reed, as-tu complètement perdu la tête ? », mais elle est tut par cet intarissable désir de se mettre en danger. Accroupie sur les rails, l'allemande compte minutieusement les minutes, se risquant même à fermer ses yeux éblouis par le soleil cuisant. C'était une belle journée aujourd'hui, d'ailleurs. Ce n'était pas une journée pour mourir, juste une journée pour s'amuser. Elle n'imaginait pas ce jour-ci comme sa date de fin. Elle rabat derrière son oreille l'une des mèches de sa chevelure platine qui flânait alors au gré du vent. Elle ressentit une vibration rythmée qui indiquait implicitement la venue de son possible chevalier mortuaire qui coupait le vent toujours plus vite. Elle s'assit en tailleur, chantonnant un vieil air que sa mère lui entonnait souvent dans le creux de l'oreille pour la faire dormir. C'était devenu automatique, même mécanique. Dès qu'elle était sur le point de frôler la mort, Reed se rappelait toujours de sa mère, de son visage, de sa voix. Sa voix, c'est la première chose qu'elle a eu tendance à oublier. Elle était belle sa voix, douce le matin, vive le jour, feutrée le soir. Elle était belle tout court la mère Rosenwald, de toute façon. Reed plissa les yeux et aperçu une masse noire scier le vent en lâchant un bruit fort et assourdissant. D'un élan, elle se leva, renfonçant ses ongles dans ses paumes. La machoire, serrée elle fixa le point noir arriver d'apparence lentement. « J'ai pas peur, j'ai pas peur. » Elle se le répète intérieurement, comme si elle le pensait vraiment. Elle n'a pas peur, elle est juste follement perturbée par cette pulsion de mort. « RAMENE TOI ! » s'écrit-elle, comme pour défier le messager de la mort.


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Andrew Osborne
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Je suis à Hamilton depuis le : 10/11/2015 et j'ai déjà échangé : 121 sms. Sur le web, on me connaît sous le pseudo de : anarchy et j'avoue, je suis schizophrène car je joue : personne d'autre On me dit souvent que je ressemble à : RJ the King D'ailleurs, mon avatar est de : N-Dia Dernièrement, j'ai fêté mes : vingt trois ans et des poussières et concernant ma vie amoureuse, : en couple sérieux avec le célibat, pas décidé à l'andonner Actuellement à l'université, j'étudie : j'étudie plus rien, les études c'est pour les chiens Pour gagner ma vie, : je n'ai besoin de rien, juste d'un boulot de serveur pour pas crever d'ennui Je vis dans le quartier de : hamilton east


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Sujet: Re: Death Breath. [Feat. Andy]
Sam 16 Jan - 22:50
death breath
Les images de la veille se superposent aux détails du wagon, elles flottent devant mes yeux comme sur la houle, Je te revois perdue dans la foule avec tous ces mongols bourrés qui dansent n'importe comment Et je me revois, moi, essayant de t'atteindre en évitant les gens qui hurlent et font des grands gestes absurdes, Et toi qui attends, terrorisée, au milieu du chaos Δ Fauve

Le vent qui fait plier les arbres qui bordent la voie. La terre qui se met à trembler sous le poids du train qui se dessine au loin. Le grincement terrible des rails torturés par la rame qui s’approche à vitesse grand V. Elle file à toutes allures, semblable à la vie qui s’échappe entre nos mains sans jamais nous laisser la chance de la saisir. C’est toujours des brides, des petits morceaux, des petites miettes qui narguent les plus cons comme les plus bons. Il est pas venu là pour prendre l’air en respirant les effluves de kérosène. Il est pas venu là pour se jeter lâchement sur la voie, il est pas encore tombé aussi bas. Il est pas non plus là pour se faire pointer du doigt par les badauds derrières les carreaux. Ceux qui passent leur temps à regarder par la fenêtre comme pour se dire qu’ils ne perdront rien du voyage en caressant du regard la moindre parcelle de paysage. Il s’est pointé ici pour toucher des doigts un semblant de liberté, pour laisser derrière lui tout ce qui l’a abîmé. Il s’est perdu ici, loin de la vraie vie, loin de tout ses ennuis. Parce qu’ici personne ne viendrait le chercher, ni son père, ni sa mère, ni son passé. Dans ce genre d’endroit tout est à décidé, tout est à jouer. On peut chérir le monde comme le détruire, faire des plans sur la comète comme si la vie c’était pour perpète. Pourtant les jours sont comptés, pour les autres comme pour lui. C’est à ça qu’il pense en foulant le gravier qui s’étale sous ses pieds. Il se laisse aller à rêver que la carapace qui l’étouffe pourrait finir en poussière, écrasée par le prochain convoi qui passera.C’est facile d’y céder pour les milliers d’âmes fragiles qui ont décidés que la vie n’était pas le meilleur des asiles. Pourquoi pas lui ?
Lâcheté.
Espoir.
C’est que même dans le plus profond des puits noirs, on peut y trouver les lueurs de l’espoir. C’est pas une croyance en un seigneur qui déciderait tout de là haut. C’est pas pour soulager le cœur d’un amour qu’on ne peut se résoudre à abandonner parce que trop beau. C’est pas pour l’amour d’une mère, celle a qui en se présentant au premier jour on a fait le plus beau des cadeaux. C’est parce qu’il a pas encore tout vu, tout vécu. C’est parce qu’il a pas encore aimé tout ce qu’il avait a aimé, détesté tout ce qu’il avait à détester. Cette misérable vie pour la quelle il a eu tant de rancœur, aujourd’hui qu’elle s’échappe il en perçoit toute la valeur. Il aimerait dire qu’il a la force d’accepter cette fatalité, qu’il courbera docilement le dos pour accepter. Il aimerait dire que c’est la vie qui en a décidé ainsi, que ce n’est pas un soucis. Il aimerait croire qu’il n’a pas le choix, que doucement ça ira. Sauf qu’il est pas prêt à renoncer. Sauf qu’il est pas prêt à faire comme si c’était ce qui devait arriver. La rage au ventre, les poing serrés, prêt à faire face, prêt à se battre, pour ne pas finir sa vie comme un légume avarié, tellement insipide que la mort elle-même ne voudrait pas le regarder.
Volonté.
Courage.
Trouver un semblant de sens à sa vie, même pour le peu qu’il lui reste.Flirter avec les choses qui mettent du baume au cœur, qui soulagent la douleur. Danser avec les choses qui font du bien, celles qui rappellent qu’on est pas rien. Même si… Même si tout ça s’envolera en fumé une fois terminé, même si personne ne sera là pour s’en rappeler. Il y a toujours quelqu’un. Quelqu’un qui attend de l’autre côté du chemin. Comme cette tête blonde qui s’est perdu sur les rails, qui attend seulement que le train la taille.  Il esquisse comme un sourire, songeant qu’elle n’aura jamais le cran de se laisser sagement occire. Pourtant elle bouge pas, pourtant elle bronche pas seulement pour dire à haute voix qu'elle n'attend que ça. Les yeux dans les yeux avec ce monstre galopant, elle flirt doucement avec le danger comme si c’était la meilleur des choses qui pouvait lui arriver. Il sent son ventre qui se noue, son cœur qui accélère comme le va et vient de son regard qui jongle entre la fille en manque d’adrénaline et la locomotive qui fonce sur elle comme une sauvage. Il ne reste pas longtemps avant l’impact qui ne la laissera certainement pas intacte. Lui il a trouvé le courage, au plus profond de son âme, pour sauter en avant et bousculer ce petit bout de femme.
Effroi.
Froid.
Le froid et la dureté du sol où ils ont fini par s’échouer. Le froid laissé par l’adrénaline qui a fini par s’envoler. La nervosité le fait sombrer dans un éclat de rire, comme pour se rassurer, comme pour s’apaiser. « Tu prends quoi pour planer comme ça ? » Balance-t-il naïvement en se relevant, jetant un regard à l’engin qui a manqué de les réduire en poussière. Une main tendue vers elle pour l’aider à se relever, pour qu’elle reprenne pied. Ce contacte est presque une nécessité, pour se prouver qu’ils sont bien là, qu’ils n’ont pas sombré, trépassé. Dans le fond de son âme, les questions se bousculent déjà pour essayer de comprendre ce qu’elle a bien pu vivre pour en arriver là. Pourquoi ? lui brûle déjà les lèvres.  

© GASMASK


Pour partir, coeurs légers
Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme, le cœur gros de rancune et de désirs amers, et nous allons, suivant le rythme de la lame, berçant notre infini sur le fini des mers. @cbeaudelaire ≈ l'appel du large©️ alaska.  

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Reed Rosenwald
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Je suis à Hamilton depuis le : 07/01/2016 et j'ai déjà échangé : 26 sms. Sur le web, on me connaît sous le pseudo de : Queenette (le retour!) On me dit souvent que je ressemble à : Cailin Russo D'ailleurs, mon avatar est de : effet mer. Dernièrement, j'ai fêté mes : 22 ans. et concernant ma vie amoureuse, : je suis une célibataire endurcie et assumée. Actuellement à l'université, j'étudie : les sciences médicales, spécialisée pédiatrie Pour gagner ma vie, : je garde des enfants, je sers dans un bar, je livre des pizzas, et je fais toutes autres sortes de petits jobs pour gagner de l'argent. Je vis dans le quartier de : Te rapa et arrêtez les clichés, à part quelques voitures qui brûlent, rien à signaler.

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Sujet: Re: Death Breath. [Feat. Andy]
Dim 17 Jan - 17:42
Death breath



Il arrive, il arrive! Le train. Il arrive toujours plus vite, comme elle l'espérait intérieurement, son âme vagabonde et sa pulsion suicidaire l'enchante, la ravive. Pensée morbide en elle, et si cette fois-ci t'y restais ? C'est mal, ce jeu est mal, mais elle s'y plaît tellement à jouer avec elle-même, à jouer avec sa propre adrénaline, et ses propres limites qui, plus le temps passent, plus celles-ci deviennent inexistantes. Ou du moins, elle en a l'impression. Elle compte, recompte, décompte, faisant bouger sa tête de gauche à droite. Son visage est attentif à la situation, ses yeux clairs restent figés sur la rame avancée. La machine la nargue d'ici, regardez-là, elle avant mécaniquement, prête à écraser tout ce qui est sur son passage linéaire. Feuille, plante, chevreuil, Reed, quelle importance. La blonde ferme une dernière fois ses yeux, inspirant tout l'oxygène mis à sa disposition tout en se préparant à sauter à côté des rails au moment fatidique. Il arrive, il arrive! Le train. Elle prépare sa jambe, elle se prépare à filer, narguant à son tour l'appareil, ou plutôt son conducteur. Elle est prête, encore..un peu.. sauf que.

Il lui fallait toujours un sauf que dans l'équation. Elle sent son corps poussé sur le sol contre son gré, contre sa volonté. Ses yeux s'écarquillent grandement et elle lâche instinctivement un léger cri surpris qui se perd dans le vent, comme s'il n'avait jamais existé. Et tant mieux. Tombant sur le sol, elle peine à se relever, et encore plus à ouvrir les yeux. Et quand ses paupières se lèvent enfin, elle ne voit que du bleu. Bleu, bleu, bleu. Le bleu du ciel, identique à celui d'il y a dix minutes. Il reste ce bleu chaleureux bien qu'un brin criard, qui lui chuchotait implicitement qu'elle était encore vivante. Ses traits durcis par la douleur de la chute accentuent sa peine interne devenue physique. Elle fait passer ses bras devant son visage et grimace, retroussant le nez en constatant les nombreuses égratignures qu'elle arborait dès lors. Elle est tirée par son semi état conscient quand elle entend un rire discret à ses côtés. Décontenancée elle tourne sa tête et constate un homme dans sa tranche d'âge. L'ombre de son visage apparaît. Elle plisse les yeux, cherchant à déchiffrer qui était son pseudo-bienfaiteur. Le visage quasiment séraphique du blond l'analysait elle aussi et elle ne manqua pas de regarder pendant quelques secondes la main amicale qui lui était tendue. L'allemande restait comme perplexe, et son côté asocial sur les bords lui quémandait de ne pas la prendre, cette main. Ses yeux roulent entre la nouvelle tête et la main, faisant au moins cinq allers et retours. Elle appuya sur ses deux mains et se releva, sans l'aide de cette main.

Boom, boom, boom.
Ce n'était plus de l'adrénaline qu'elle ressentait, c'était de la colère, de la haine, de l'énervement. Comme un tic, ou plutôt comme un toc, elle se mordit l'intérieur des joues et contempla de haut en bas son « sauveur ». Plutôt pas mal, fallait-il vraiment le dire, et même si d'ordinaire une telle vision plaisante lui aurait arraché un sourire aguicheur, elle se contentait à cet instant de rester encore plus stoïque que d'habitude. Elle finit tout de même par froncer un sourcil, et la rage appelle ses mains à se coller contre le torse de l'homme en face d'elle pour le pousser. « A quoi tu joues ? » lança t-elle. C'est vrai, à quoi joue t-il ? Si elle était restée sur les rails c'était pour une raison qui lui appartenait, pourquoi s'en mêlait-il, quel est donc son but ? Ses yeux brillants ne quittaient pas une seule fois ce blond plus grand qu'elle. Ok, peut-être l'avait-il sauvé en pensant qu'elle comptait se suicider en se jetant sur les rails, ce qui était tout à fait plausible et réalisable. Mais se tuer sous un train, c'était tellement..has-been. Autant se jeter du vingtième étage en se procurant une belle dernière sensation que de crever comme un rat sous une voiture.

« Quand les gens se foutent sur des rails c'est parce qu'ils en ont envie, ils n'attendent pas qu'un.. qu'un espèce de saint vienne les sauver ! » Elle grimace de colère l'allemande, elle se pare de sa plus belle tête tant travaillée pendant des années. Tête qu'elle adorait faire quand son vieil oncle plus insipide qu'une partie de golf parlait. « C'est ti pas qu'la dernière foué j'ai.. » Tête dégoûtée de l'allemande et ouïe déconnectée pour son propre bien. Le vieux n'avait rien à raconter, si ce n'est qu'il avait vu passer trois chèvres devant sa maisonnette, sublimant ce moment par tout un tas de d'artifices complètement faux et délirants. Au fond elle se sentait surtout déçue d'avoir été fauché en plein vol, comme si elle n'avait pas pu consumer entièrement ce désir qui l'apaisait telle une thérapie naturelle. Elle croise les bras en tapant du pied, soufflant sur l'une de ses mèches qui s'était posée devant ses yeux.


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