AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Merci de privilégier les kentavroi, chimaires, satyroi et arpyies.
it's a little bit funny, this feeling inside (zacharia)

Le forum est fermé...
merci à tous d'avoir fait partie de l'aventure

Partagez | 
 

 it's a little bit funny, this feeling inside (zacharia)

~ LES JOIES DE LA COLOCATION SUR NEIGHBOURDHOOD STRIFES. ~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

satyroi - membre
avatar
Daria Steinfeld
my notebook
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis à Hamilton depuis le : 08/11/2015 et j'ai déjà échangé : 104 sms. Sur le web, on me connaît sous le pseudo de : . On me dit souvent que je ressemble à : chloë grace moretz. D'ailleurs, mon avatar est de : sweet nothing. Dernièrement, j'ai fêté mes : vingt et un an, donc techniquement il me reste encore une bonne soixantaine d'années avant de crever. cool. et concernant ma vie amoureuse, : vous savez je me comble moi-même, j'veux dire, je suis belle, intelligente, et... d'accord, je suis seule, et désespérée de l'être, voilà. Actuellement à l'université, j'étudie : dans une filière lettres (spécialisation), langues, et philosophie. Pour gagner ma vie, : je suis serveuse au starbucks du coin. Je vis dans le quartier de : te rapa, dans un appart avec trois glands.

Message
Sujet: it's a little bit funny, this feeling inside (zacharia)
Mer 30 Déc - 21:01
Il existe deux sortes de traditions. Celles qui se basent sur des phénomènes historiques, religieux, etc.. et puis il y a celles qui sont uniques à chacun, celles comme le Samedi Poterie. Ma mère aime créer des traditions, parfois le temps d'un jour ou deux, et puis d'autres qui persistent d'année en année, un peu comme le Samedi Poterie. J'ai, et bien sûr contre mon gré, été associée à cette tradition, ce qui explique la raison pour laquelle je gâche une potentielle grasse mat' tous les samedis matin pour foutre les mains dans de la terre, en faire des soucoupes volantes et des bonshommes de l'espace. Je sais que ma mère tient énormément à cet instant, disons de complicité mère/fille. Par un merveilleux miracle et probablement parce que Nat a une bonne étoile qui fait correctement son job, il a réussi à échapper à ça, sa tradition étant de boire le thé chaque mercredi vers sa pause-déjeuner, en face à face avec la patronne. Honnêtement, je trouve que l'attribution des prix a été très peu égalitaire. Dans ce cours où la moyenne d'âge ne chute pas en dessous de cinquante ans, une seule chose met du baume à mon pauvre coeur meurtri : Will, le prof, ou animateur de l'activité comme il aime se qualifier. Will et sa soyeuse crinière d'or, ses muscles parfaitement dessinés, et son sourire, mon dieu ce sourire... mais qu'est-ce que j'en sais ? L'unique truc que mes mains touchent, c'est cette foutue terre gluante.

Laver et enlever le reste de l'argile qui s'était infiltré en traître dans mes cheveux a été ma plus grande occupation cette après-midi. Est-ce que ma vie est si anodine ? Évidemment. On est pas dans une putain de comédie romantique, parce que y a ni prince à ton balcon (et puis j'ai pas de balcon), ni journée shopping entre copines écervelées. D'accord, peut-être que j'exagère, je vais souvent faire les magasins entre abruties heureuses, mais dans mon monde on enlève la boue de ses cheveux, et on se contente de ça, parce que c'est ça la vie : quelques éléments marquants parmi tant d'autres insignifiants. "Daria ! Qu'est-ce que tu fous, ça fait deux heures que t'es là-dedans, j'ai rendez-vous ce soir ! T'es coincée ? Tu veux que j'enfonce la porte ?!" Je lève les yeux au ciel. Aaron n'est pas seulement maniaque, il est de nature très paniqué. Presque que plus que moi. "Attends, quoi ? Non ! Non, t'es taré bon sang, laisse cette porte tranquille, j'ai pas envie de devoir renoncer aux paquets de céréales pour payer la réparation. Je sors dans cinq minutes. Dix peut-être, je crois que je viens de voir de la terre séchée derrière ma tête..." Il râle, et ça me fait sourire. Aaron c'est comme un petit vieux, quand tu le connais pas il énerve parfois, et puis finalement sans vraiment en prendre conscience, on s'attache irrévocablement. "Tu fais vraiment chier." J'ouvre la porte, et donne une tape amicale sur son épaule. "J't'aime aussi abruti."

C'est rare que je sorte après l'épuisant Samedi Poterie. En fait c'est rare que je sorte tout simplement. Pas par manque de temps, mais plutôt parce que j'ai probablement des liens génétiques étroits avec le paresseux. Après une longue journée, quand il s'agit de choisir entre un plaid douillet et une robe à paillettes trop serrées, des talons qui te compressent les pieds au point de les écorcher, y a jamais trop d'hésitation vous savez. Pourtant y a des soirs comme celui-ci où j'ai une sorte d'élan d'énergie, y a des soirs où j'ai envie de voir du monde, une personne surtout. Zach. C'est mon meilleur ami, et malgré le fait qu'on soit dans la même université, on a jamais le même emploi du temps, et moi il me manque. Souvent. Alors c'est dans ce genre de surplus d'énergie que je quitte la grotte, laissant avec quelques remords Eli et son ordi. La musique et les voix qui filent de partout et nulle part agressent mes oreilles dès mon entrée dans le pub irlandais, celui où Zach a fini par trouver un job de serveur, ou d'homme à tout faire, y a pas tellement de différences finalement. De temps en temps je vais boire un café, j'aime pas le café mais j'aime bien le voir travailler, et puis je trouve ça marrant de le voir avec son tablier. Mon regard parcourt la salle, guettant sa tignasse trop épaisse, son sourire qui ferait sourire n'importe qui en retour, et ses yeux malicieux. C'est accoudé au bar que je l'aperçois enfin. Et il est avec quelqu'un. Il sourit, et rit, mais c'est pas pour moi, c'est pour elle. La fille assise en face de lui, celle avec le rouge à lèvres carmin, et son sac à main en croco. C'est une reine de beauté, elle est brune, le teint mat, la taille fine et élancée. C'est plus fort que moi, je la déteste déjà. Sa main aux ongles parfaitement vernis (moi ça dépasse toujours, j'comprends pas) se pose sur l'épaule de mon meilleur ami après qu'elle ait lâché un rire insupportable et strident (c'est pas de la jalousie, je me sens juste concernée et je la plains d'être née avec un rire chiant, c'est tout). Je frissonne et inconsciemment, mes sourcils se froncent comme les jours où le soleil m'aveugle après avoir été cloîtrée deux heures dans un amphi qui pue la transpi. C'est tout à fait le style de Zach, je le sais parce qu'il m'en avait déjà parlé quand je lui reprochais d'être trop difficile concernant la gent féminine. Zach séduit, sans vraiment rien faire d'ailleurs, c'est juste qu'il est plutôt mignon et pas con. Je peux les comprendre, toutes ces filles qu'il ramène dans son lit, après tout je veux dire, c'est mon meilleur ami. Zach ne lève pas la tête. En fait il ne m'accorde pas le moindre regard. Est-ce que je devrais être vexée ? Mouais, pas vraiment, c'est Zach qui drague, et quand il drague, y a plus rien qui existe dans les alentours. Même pas moi. Et pourtant Dieu sait que je suis rayonnante de beauté, je ne suis que prestance et élégance. Je réalise soudainement que je suis plantée devant l'entrée depuis cinq minutes. Apparemment j'ai la face d'une putain de plante IKEA, puisque personne ne semble remarquer ma présence, et surtout pas cet abruti. Et puis merde alors, je suis là pour lui après tout, je veux dire, elle est pas si importante cette fille, j'vais pas repartir juste parce qu'elle veut se faire baiser toute la nuit, c'est dingue ça ! Déterminée, je m'avance d'un pas certain vers eux. Un peu trop certain. Je heurte un serveur, qui m'adresse un regard noir. Je souris, gênée et lâche un "oups, désolée". Je trouve que "oups" est un mot qui, lorsqu'il est prononcé en bonus avec un air embarrassé, fait perdre toute crédibilité à quiconque. Et c'est bien évidemment à ce moment que Zach décide de m'accorder un regard amusé. Je jette un coup d’œil nerveux sur le verre cassé qu'on s'applique déjà à ramasser, et affiche un sourire enjoué sur mon visage. "Héhé, surprise...! T'sais j'étais chez moi, et puis en même temps où veux-tu que je sois, et j'avais juste envie de te voir je crois. Enfin, de boire un verre, et puis au passage de te voir. Je veux dire va pas croire que je base ma vie sur toi, j'ai une vie aussi ! Soit, essentiellement occupée par Netflix et le maniement sacré de la poterie, mais une vie quand même." Je pousse un long soupir. Qu'est-ce que je raconte? Jésus accorde-moi la patience, et donne-moi un neurone ou deux au passage, les miens ont jamais été très fonctionnels je crois. "Salut mon gros." Je dévisage la bombe, qui tente un rapprochement qu'elle semble croire furtif, mais en vérité peu discret, de son Graal. Je fronce légèrement les sourcils et souris sans aucune joie. "Et salut... toi." Daria : 1. Sociabilité : 0.


i'm not a girl, i'm a storm with skin.
La vie est une machine à explorer notre insensibilité. C'est toujours étrange de se dire que l'on peut continuer à avancer, même amputés de nos amours. Les jours nouveaux arrivaient, et je leur disais bonjour.


Dernière édition par Daria Steinfeld le Dim 14 Fév - 11:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

student
avatar
Zach Steadworthy
my notebook
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis à Hamilton depuis le : 19/12/2015 et j'ai déjà échangé : 39 sms. Sur le web, on me connaît sous le pseudo de : hygge et j'avoue, je suis schizophrène car je joue : alice et ashley. On me dit souvent que je ressemble à : nick dieu robinson. D'ailleurs, mon avatar est de : hygge. Dernièrement, j'ai fêté mes : vingt-et-un ans et concernant ma vie amoureuse, : j'ai toujours la même fille dans la tête. Pour gagner ma vie, : je sers de bonnes bières au meilleur pub irlandais de la ville. Je vis dans le quartier de : te rapa.

Message
Sujet: Re: it's a little bit funny, this feeling inside (zacharia)
Mer 6 Jan - 21:36

Le samedi j'ai la chance de pas avoir un seul cours, du coup je travaille toute la journée. Ouais, je travaille. Je viens d'une famille très aisée, je suis né avec une cuillère en diamant dans la bouche, mais je travaille. Parce que je suis un rebelle. J'ai refusé de laisser mes parents décider pour moi, alors je suis parti de la maison dès que j'ai pu. Je sais que j'avais tout chez papa et maman. Mais c'était pas ce que je voulais faire de ma vie. J'avais pas non plus envie de connaître les galères de tunes, les coupures d'électricité, les fins de mois difficiles à gérer. Mais je préférais ça à une vie déjà toute tracée qui me plaisait pas. Sur ce point, j'avais été bien plus con que Millie, ma grande sœur, et encore plus que James, mon frère aîné. J'avais déclaré la guerre à mes parents, et presque trois ans après je tenais toujours le coup. Mais ça fait aussi trois ans que nos relations sont devenues froides, tendues. Presque pas rattrapables. Bonsoir, une téquila s'il te plait. Je relève les yeux. Je connais pas la fille qui vient de s'installer au comptoir, se frottant les mains pour se réchauffer, mais elle retient mon attention. Elle est jolie, elle est sacrément belle putain. Et elle est toute seule. Désolé mais on ne sert pas d'alcool fort en plein après-midi. Ah bon, c'est nouveau ça ? Peut-être aussi que j'ai pas envie d'être responsable d'un coma éthylique aujourd'hui. Parce que quelque chose me dit qu'une fille qui boit de la téquila à cette heure-ci toute seule dans un bar, elle doit pas aller bien. La jeune femme, qui doit avoir la vingtaine à peine, me défit du regard. Son expression change alors, et elle prend un air malicieux. Ok. Ça sera une bière pour commencer. Tu seras mignon. Sa voix est plus douce, presque séductrice. Expert en la matière, je sens qu'elle sera toujours pas partie la nuit tombée, tant qu'elle ne m'aura pas dans ses filets. Elle tombe bien, je m'ennuyais aujourd'hui. Et là il m'a dit qu'il était marié et qu'il avait deux enfants ! Tu le crois ça ? J'avais raison. Le soir s'est installé dehors, les lumières tamisées du bar sont allumées, et la fille toujours là. J'ai pas pris la peine de retenir son nom, et à vrai dire je pense pas qu'elle sache le mien non plus. Mais elle me tient compagnie dans cette journée plutôt calme de fin d'année. Et sa vie est plutôt amusante à écouter. Et puis elle est charmante. Tout ça fait que je suis resté accoudé au comptoir et accroché à ses histoires, en tête à tête, à nous servir quelques verres et à parler de tout et de rien. Bien-sûr, j'ai déjà une idée en tête. Le courant passe bien entre nous et j'ai deviné ce qu'elle attendait de moi, alors pourquoi s'en priver. La discussion va toujours de bon train quand un fracas éclate dans le bar. Je reconnais le bruit de verre cassé et me prépare à aller ramasser les dégats, mais mon collègue est déjà sur le coup. Et à côté de lui, Daria. Putain, Daria. Daria, la fille qui quitte pas mon esprit. Que j'aime comme un dingue mais qui reste juste mon amie. Et qui arrive toujours quand il faut pas. Je panique pas, ça servirait à rien. Mais merde, elle est là, et l'autre fille qui me touche les mains, son visage tout près du mien. Mais c'est pas la première fois qu'elle me voit avec une autre fille. C'est pas comme si ça pouvait lui faire quelque chose. Héhé, surprise...! T'sais j'étais chez moi, et puis en même temps où veux-tu que je sois, et j'avais juste envie de te voir je crois. Enfin, de boire un verre, et puis au passage de te voir. Je veux dire va pas croire que je base ma vie sur toi, j'ai une vie aussi ! Soit, essentiellement occupée par Netflix et le maniement sacré de la poterie, mais une vie quand même. Je crois que j'ai toujours fait ça. Boire ses paroles je veux dire. Daria elle a cette habitude de parler, parfois sans respirer. Et moi je suis suspendu à ses lèvres, comme si tout ce qui en sortait était précieux. Et puis elle est là alors que je l'attendais pas, et j'ai encore cette sensation bizarre dans mon corps et dans ma tête. Celle qui me lâche pas quand je la vois. Salut mon gros, qu'elle finit par dire. Y a un truc qui cloche, on dirait qu'elle a été prise de court. Mais je suis habituée, à ça aussi. Daria c'est ce truc imprévisible. Je la connais depuis le début de la fac et pourtant je suis incapable de savoir ce qu'elle a dans la tête. Et salut... toi. Son hostilité m'arrache un gros sourire. C'est du Daria tout craché. Elle est du genre à juger les filles comme ça. Mais là ça m'ennuie parce qu'elle risque de gâcher tout mon plan. Salut Daria, t'as passé une bonne journée ? De quel plan je parle moi. Soyons honnêtes, quand Daria est là les autres filles ne comptent pas. Comme d'habitude la tornade blonde a débarqué pour changer le cours de ma journée. Et c'est une chose de plus que j'aime chez Daria. J'te sers un verre ? Si tu finis pas par me le casser évidemment. Je souris gentiment pour lui faire savoir que j'ai bien vu sa gaffe de tout à l'heure. Je sais que c'est un terrain glissant, de servir à boire à Daria. Combien de fois je l'ai ramenée chez elle à demi-morte parce qu'elle avait trop bu. Mais elle est là, et c'est un bar. Ça serait un crime de rien lui servir. Et je suis là pour veiller sur elle. Comme toujours.



clique si tu veux voir du swag
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
NEIGHBOURHOOD STRIFES. :: Hamilton :: Chartwell Shops :: O'Flaherty's Irish Pub-
Sauter vers: